samedi 24 janvier 2009

jeudi 8 mai 2008

les réfugiés touaregs, la tragédie

Après des quinzaines d’années de sérénité, les réfugies touaregs s’installent une nouvelle fois dans les camps des sinistrés, depuis plus de deux moi, au sud de l’Algérie; croupissent dans les camps isolés et battus par les vents.
Fuyant de la violence effroyable des répressions de l’armée malienne, des dizaines d’année plus tard, après les crimes, les génocides et les tragiques événements commis par l’armée malienne.
C’est à Timiaouine, Tinzaouaten, Bordj Badji Mokhtar, les villes frontalières les plus proches du mali, qu’on trouve des centaines de réfugiés touaregs. Venus de Kidal et ses banlieues.
L’assassinat des deux cadres touaregs originaires de cette ville désertique au nord du mali et la désertion des plusieurs officiers touaregs de l’ADC, considèrent les raisons directs de cet exode.
Ces familles touarègues ils vive jusqu’au présent dans les conditions très déplorables et entièrement misérables.
La localité de Tinzaouaten est l’une des communes les plus hospitalière de ces confrères touaregs.
Pour le moment il y a deux camps des réfugiés à Tinzaouaten ; l’un est situé à 3km d’achébréche « Tinza Mali », et l’autre dans la même place du premier camp des années 90.
La vie dans ces camps de Tinzaouaten est incroyablement dure. Une chaleur écrasante l'été (50 degrés à l'ombre). Les vents de sable rendent l'atmosphère irrespirable. Mais le pire, pour tous ces réfugiés touaregs, c'est l'attente.
Les habitants de ces deux camps ont besoins de tout pour l’instant, les produits alimentaires nécessaires, et ont besoin d’un dispensaire mobile, à cause de l’infection de plusieurs maladies très dangereuses risque d’avoir des conséquences très sévères sur l’état de santé général des réfugiés,
Plus de moitié des enfants des réfugiés sont sous-alimenté, et plusieurs autres de ces enfants souffrent d’anémie, rougeole, malaria…
La croix rouge et le croissant rouge Algérien sont présent sur les terrains pour donner l’aide, mais malgré tout ces efforts il y a toujours l’insuffisance car le nombre des réfugiés est en augmentation.
Un chef de ces réfugiés touaregs a lancé un cri de détresse en direction des gouvernements et organisations humanitaires pour fournir de l’assistance aux réfugiés touaregs au sud Algérien.
Notamment les enfants, les femmes et les personnes âgées, «sont toujours dans l'attente de l'arrivée des aides alimentaires pour couvrir leurs besoins.

mercredi 30 avril 2008

Tinariwen : le blues du désert souffle sur Coutances

C'est l'une des têtes d'affiche du festival : le blues lancinant de Tinariwen est très attendu. Ce soir, la caravane des guerriers du blues passe : ne la manquez pas.« Des légendes vivantes de la musique touarègue », « des poignantes harmonies de voix », « un voyage rythmé sur le pas languissant des chameaux », « quelque chose d'aride, un parfum de désert, une absence de chichi »... Les critiques sont élogieuses quand on consulte leurs biographies. Des stars comme Santana ou Robert Plant, qui s'y connaissent un peu en guitares, les ont encensés et certains décernent même à Tinariwen le titre de « meilleur groupe de rock du monde ».
Groupe Touareg du Mali, Tinariwen a été créé en 1982 et joua un rôle important pendant la révolution Touarègue de 1990 en diffusant des messages d'espoir et de résistance. Une fois la paix revenue le groupe s'est consacré à la diffusion de sa culture avec une musique qualifiée de « blues du désert » et des textes qui évoquent autant l'amour que les souffrances du peuple Touareg.
La musique de Tinariwen évolue entre culture arabe et d'Afrique noire : les mélodies hypnotiques des guitares africaines alliées à d'irrésistibles rythmes syncopés subliment les chants arabes de ces nomades du désert.

Ce mercredi à 22 h 30.
Ouest-France

salut à mes frères

Salut à mes frères, salut aux martyrs
Nous avons un pays et nous y vivrons
Sans pactiser avec l’ennemi
Quoi de plus dur que la pierre ? Une nation debout
Le soleil ne brille qu’une fois levé
Il n’y a rien de plus beau que la verdure
L’or ne brille pas dans une pièce fermée
La braise ne brûle que lorsqu’elle est allumée
On a jamais vu de poisson marcher sur les dunes
Je vais dire la vérité du plus profond de mon âme
Il n’y a rien de plus beau que la verdure

Group tinariwen
Poème recueilli par Nadia Belalimat

Là bas l’ennemi, ici le désert

Compagnons,
Nous habitons la montagne.
Là bas l’ennemi,
Ici le désert.

Depuis que nous sommes nés,
Nous sommes debouts.
Et nous jurons
Qu’un jour, nous serons libre.

Nous nous dressons
Et regardons au fond de la vallée
Où se trouvent les jeunes gens
Dont l’un est irréductible.

Puisque le combat tue,
Autant s’entendre entre nous.
L’unité, tout de suite !

Chant composé en 1991 au cours d’un encerclement des combattants touaregs par l’armée régulière pendant quarante jours dans la montagne.

Désert blanchi

Désert blanchi
Où m’assaillent les soucis.
Si vous parlez de l’amour
Il file derrière moi
Rejoindre les soucis.

Il n’y a rien que je haïsse.
Les âmes se mêlent aux âmes.
Je suis le fils des soucis.
Je suis le fils des gazelles.
Je suis le fils des gazelles
Grandi dans la fuite.

Quand j’ai ressenti l’amour,
Il est devenu dans mon cœur
Les sources pour lesquelles
Je viens de loin.
Je viens pour les sources.
J’arrive au puits
Qui était mon but.
Il est à sec,
Sans eau.

Désert blanchi
Réduit en un grain blanc.

J’aurais aimé me reposer
Même à l’ombre d’un petit doigt
Où il n’y a que des épines,
Ombre infiniment déployée.

Multitude de pensées
Auxquelles je demande la délivrance
O quitter l’encerclement des regards et tailler une éclaircie
Entre eux qui contrarient mon désir.
Je m’interroge sur ce qui les vaincrait.

Désert blanchi
Où m’assaillent les soucis.
Je me suis dressé.
Je vacille.
J’ai soif.
Nous voulons de l’eau.
Intayadéne
Interprétation de moussa ag Moustafa

lundi 21 avril 2008

tanakra

Alawwat ayitma nalhet s-tanakra
Naddarrab tazoli ta sal ta fal enwa
Nessabdad attarekh s-iless an-takoba
Nalil dagh addin s-enta adagh uffa
Oyyanaqq-idd Taraq ad-fihrun dagh ibda
Annar ded nankar anga wen dagh iga
Ifaw-idd nassewadh tayette war anla


Sil vous plait, mes frères, assemblons-nous en vue du soulèvement
Nous apprendrons le maniement d’autre arme que celle de notre naissance
Nous dresserons l’histoire par la lame du sabre
Orientés par la foi qui l a engendrée
Que Taraq et fihrun nous ont légués
Si nous nous levions et les imitions
Viendra une connaissance que nous n’avons pas
tinariwen

dimanche 20 avril 2008

C’est notre devoir

C’est notre devoir
De redresser les piliers écroulés
Au nom d’un droit existant et nie
Depuis tant d années écoulées.
J’appelle les hommes
Qui connaissent
Les maux passent
Au prix des vies et du sang.
Voici les lointains verdoyants
Aux touffes bourgeonnantes.
Qui en est séduit parmi la jeunesse?
Ce sont mes frères qui les habitent.
kidou "les années de rébellion touarègue de 90"

samedi 19 avril 2008

La pétition pour la paix

Face à la situation d'extrême tension régnant depuis plusieurs mois au nord du MALI et, considérant le risque d'une escalade incontrôlable de la violence de nature à conduire cette région du globe à la guerre,Nous, associations, ONG, élus et citoyens travaillant à la coopération décentralisée avec la région de Kidal, ou plus simplement, amoureux du MALI en général, du septentrion malien en particulier, lançons aujourd'hui un appel solennel à la paix pour le MALI.Convaincus que le chemin du développement ne peut et ne pourra jamais passer par l'usage des armes et de la violence…Convaincus que l’ATNMC (Alliance Touareg du Nord Mali pour le Changement) et le gouvernement malien ne pourront sortir de cette impasse que par la discussion, en posant sur la table l’ensemble des questions liées au développement du nord et en recherchant des solutions viables, durables et adaptées aux problématiques spécifiques de cette zone saharo-sahélienne …Certains que ni l’Etat du MALI, ni les membres de l’Alliance n’ont quoi que ce soit à attendre d’une troisième rébellion qui, après celles des années 60 et 90, plongerait de nouveau la région de Kidal dans le chaos, les larmes et le sang…Certains que la région possède, en son sein, les ressources humaines capables de tracer, en coopération avec l’état malien et ses partenaires, les perspectives d’un développement qui respecte l’identité Tamasheq, intègre ses spécificités et reconnaisse l’unité de la nation malienne…Nous appelons, aujourd’hui, les parties prenantes de ce conflit à retrouver, ensemble, la voie du dialogue et à se remettre autour de la table des négociations.
Parce que nous aimons le MALI.
Parce que nous aimons la région de Kidal et ses habitants.
Parce que nous savons que seule la paix permettra à chacun d'envisager l'avenir avec confiance et espoir.
Nous signons cet appel solennel à la paix et demandons aux deux parties de l’entendre."
Vous pouvez la signer sur le site : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=2153 vous la trouverez sous le titre "Pour la paix au Mali".
Merci à toutes et à tous.

dimanche 13 avril 2008

Le miraculé

Mes frères,
Nous allons nous soulever
Car pour la mort nous somme faits.
Nous n’avons pas d’armes,
Nous les prenons chez l’ennemi,
Voici bien la preuve
De la cause qui nous motive.
Nous avons vu l’innocent
Assassiné à cause de la vengeance,
Un petit enfant a peine né.
Quand les hommes l’ont trouvé
Il avait passé sans boire
Une journée entière
Et il était blessé, le miraculé.
Il avait passé sans boire
Une journée entière
Il doit grandir
Il se soulèvera
Au nom de la vengeance.
Le mystère du soleil et de la pluie
M’a frappé.
Les pays ne verdoient plus
Et s’y succèdent les famines.
Mes frères,
Nous allons nous soulever
Car pour la mort nous somme fait.
Nous n’avons pas d’armes
Nous les prenons chez l’ennemi.
Chant composé à la suite des massacres de civiles touaregs perpétré par l’armée malienne au nord du Ménaka en 1991.

Kidou ag oussad

vendredi 11 avril 2008

Assassinat d'un officier de l'Alliance

Un commandant touareg a été assassiné hier dans la région de Kidal au nord du Mali.
Le commandant était accompagné d’un jeune intellectuel de la région ressortissant d’une université libyenne et le fils du commandant, Le jeune diplômé, son assassinat a été survenue après avoir contacter la chaîne Aljazeera.
Apres l’échec des négociations des deux parties « du gouvernement et celle de l’ATNMC » dans la capitale libyenne ayant pour objectif l’allégement des troupes militaires au nord et la libération des détenues.
L’armée poursuit ses renforts et mène des opérations contre la population civile, intellectuelle et la nouvelle désertion de l’Alliance de 23 Mai.
Un prétexte pour ibrahime ag bahanga de multiplier ses attaques.

mercredi 9 avril 2008

Rassemblement de soutien et de solidarité

Afin de dénoncer les exactions auxquelles se livre l’Etat nigérien et malien dans le vaste Pays touareg, et pour exprimer leur soutien au peuple touareg en lutte contre l'injustice et la marginalisation, trois organisation de l’Hexagone, L’Internationale Touarègue, France Libertés et Tamazgha appellent à un rassemblement le samedi 19 avril 2008 à 14h00 sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris.
pour demander:
A la communauté internationale de se mobiliser aux côtés du peuple touareg contre une injustice récurrente subie depuis des décennies...
Aux organisations internationales, aux Etats et aux élus de prendre leurs responsabilités en sortant d’un silence complice...
Rejoignez les organisations et participez au rassemblement du samedi19 avril 2008 à 14h00.
Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro – Paris)

lundi 10 mars 2008

Akh issudar

“Akh Issudar” marque une évolution dans les pratiques d’enregistrement des musiciens de Terakaft. Sous la houlette de Jean-Paul Romann (ingénieur du son de Lo’Jo, réalisateur des « Radio Tisdas sessions » de Tinariwen, et du Festival au Désert, compilation 2003), ils ont entrepris de faire les prises piste par piste, comme il se doit. Après deux mois de tâtonnements, « Akh issudar » compte finalement pas moins de 14 titres aux charmes et aux essences variés....
lire la suite:
http://taoundart.unblog.fr/taoundart-info/

mercredi 20 février 2008

L’art d’être touareg aujourd’hui

Les hommes bleus sur cimaises washingtoniennes
Ils sont des apparitions. Soudain, on les voit surgir entre les dunes, dominant le paysage du haut de leurs chameaux blancs et fièrement drapés dans leurs voiles bleus qui ne leur découvrent que les yeux. Immuable image des Touareg. La teinture indigo de leurs voiles, déteignant souvent sur leur visage, leur a valu d’être surnommés « les hommes bleus ». Image teintée aussi d’exotisme et de romantisme. Mais que sont-ils devenus aujourd’hui ? La réponse est donnée par une exposition qui se tient actuellement au Musée des arts africains à Washington sous le titre « L’art d’être touareg aujourd’hui : les nomades du Sahara dans le monde moderne ».Loin d’être figée dans ses traditions et dans les peintures orientalistes (notamment de Delacroix, Gérôme et Matisse), cette peuplade des déserts d’Algérie, du Niger et de Bali fait avec aisance le va-et-vient entre le passé et le présent, le calme du désert et le brouhaha des villes.
C’est ce que donne à voir cette exposition à travers des photos et une multitude d’objets de leur création.Collaboration avec HermèsTémoin spectaculaire de cette immersion dans un univers qui leur est en principe étranger, leur collaboration avec la célèbre maison Hermès qui leur avait commandé, il y a quelques années, des accessoires en argent qui ont servi à orner des sacs, des ceintures et des bijoux portant sa griffe. Par ailleurs, une collection de foulards Hermès avait été réalisée à partir de motifs et de couleurs touareg.À noter que dans leur artisanat, les hommes bleus continuent à utiliser les techniques ancestrales. Par ailleurs, le partage du labeur n’a pas changé non plus : le travail de l’argent est une affaire d’hommes et celui du cuir est du ressort des femmes. C’est ce que l’on apprend notamment dans la première partie de l’exposition réservée à une galerie de portraits explicatifs de la vie actuelle de ces nomades. De là, on pénètre dans une galerie qui évoque l’immensité du désert où a été dressée une tente à mâts décorés et entourée de brise-vent à motifs.
Le mode de vie est suggéré par des bols de bois, des sacs en cuir, des selles de chameau, des poignards, des épées, des bijoux classiques et des instruments de musique. Une vidéo montre des Touareg avec leurs voiles bleus qui tantôt se déplacent à dos de chameau, tantôt en 4 X 4. Les femmes (qui, elles, ne se voilent pas) portent des robes locales brodées aussi bien que des vêtements importés. Les musiciens jouent sur un tambour fait de peau de chèvre ou sur une guitare électrique.
Thomas Seligman, responsable de l’exposition et aussi grand spécialiste de cette peuplade, précise : « La pratique du commerce est à l’origine de cette adaptabilité. Et le commerce a eu une grande influence sur la culture. » Puis il a mis l’accent sur le point suivant : « J’espère que cette exposition sera une occasion pour que les gens découvrent que des choses magnifiques se passent en Afrique, car les médias ne braquent les feux que sur l’extrême pauvreté, les maladies, le despotisme et la corruption politique de ce continent. Ce qui nous a empêché de saisir la complexité de sa mosaïque culturelle. »
WASHINGTON, d’Irène MOSALLI

lundi 18 février 2008

bismillahi

Bismillahi nassankar nessenta
Dagh assawra fal medden d-ayetma
Bismillahi
Nestagh imaghdaran, nakokal ichenga
Bismillahi
Ad nawen idaghan
San eder dagh fewan
Bismillahi
Naget tanakra fal naddew d-ayetma
Bismillahi

AU NOM DE DIEU

Au nom de Dieu,
Nous commençons la révolution avec mes frères
Au nom de Dieu,
Nous pourchassons les traîtres, nous acculons les ennemis
Au nom de Dieu,
Nous gagnerons les montagnes
Au nom de Dieu,
Soulevons-nous avec mes frères

Keddou ag oussad
Traduction : Nadia Belalimat
Un hymne de la rébellion touarègue des années 90. Un appel à l’unité du peuple touareg
Et au combat pour la reconnaissance de ses droits.